- "Bureau de l'AFM, j'écoute!"

- "Bonjour mademoiselle, j'ai un article à vous soumettre..."
- "Oui, c'est à quel sujet?"
- "Il s'agit d'un sujet concernant..."
- "Ne quittez pas, je vous passe le service concerné!"

11/12/09

Un éléphant, ça trompe énormément

A Nantes, les ténors du Parti Socialiste entrent en campagne pour les régionales et attaquent le béton au pochoir!



Rectificatif de la rédaction
En réalité il ne s'agirait pas d'un pochoir du PS mais d'un pochoir de l'UMP.
La couleur aurait dû nous mettre la puce à l'oreille, si seulement notre reporter n'avait pas été daltonien...
On nous confirme que les militants UMP, débordant d'imagination et de temps libre, ont affrété un bateau pour y embarquer les socialistes de la région Loire-Atlantique.

Encore une campagne qui s'annonce semée de buches! prédit notre correspondant sur place (et confirme notre secrétariat de rédaction)

02/12/09

300kg de requêtes

Google a publié son Top 10 des requêtes 2009. Sans surprise c'est Mickael Jackson qui arrive en tête, les pieds devant.
Pour étayer la réflexion profonde dans laquelle cette information nous plonge tous, Mademoiselle s'est procuré pour vous un document non officiel exclusif.

Extrait de rapport sous informatif, de la sous-cellule, sous-souche, du Top 10 des non-requêtes de Google France:

"Aujourd'hui, en date du 2 décembre 2009,

Chers collègues,

Il est à noter que lorsque nous entrons sur la barre de recherche Google les termes "300kg", la première page toute entière nous renvoie vers des liens évoquant l'affaire du facteur quinquagénaire de Côte d'Or qui stockait 300kg de courrier chez lui. Et ce afin de s'éviter une trop importante charge de travail, aurait-il avoué aux inspecteurs. Une information révélée par le journal Le Bien Public et relayé par Le Monde le 28 novembre 2009.
A l'inverse néanmoins, il est intéressant de constater que quand nous entrons dans la barre de recherche les termes "stress au travail" ou "fétichiste de l'enveloppe", aucune page ne nous renvoie à l'affaire...

Il nous semble donc pertinent d'engager la sous-section des moeurs dans une enquête sur les va-et-viens des requêtes Google.
Sous réserve bien sûr de reconduction des crédits de la sous-cellule sous-souche en 2010...

En outre, la sous-cellule se demande combien de temps, sur le Google français, les termes "300kg" évoqueront un facteur qui avait sciemment oublié de distribuer du courrier.
Les paris sont d'ores et déjà ouverts en interne, à l'étage de la machine à café.

Note : Roger avance la réflexion suivante "Avant que 300 autres kilos se mettent en travers de l'actualité, vous serez peut être cané comme ce pauvre vieux Jackson!"

25/11/09

Lettre au Père Noël


Cher Petit Papa Noël,

D’abord je voulais savoir si tu pouvais faire en sorte que Castelbajac ne s’occupe plus jamais de décorer pour noël les vitrines du BHV, ni de H&M d’ailleurs, ni de C&A, ni d’aucune enseigne portant comme nom des initiales. Ni les autres d’ailleurs, moins chanceux, sur qui il serait tenté de se rabattre.

Ensuite, je voulais savoir si, selon toi, par je ne sais quelle magie… Bah celle de Noël tiens ! Si, cette année, tu pouvais tout bonnement faire disparaitre ce jour du calendrier ?

Je sais, Petit Papa Noël, c’est un peu comme demander à Philippe Morris d’éteindre sa cigarette, ou comme suggérer à Mickael Jordan d’ôter ses baskets en entrant. Mais si tu pouvais faire ce petit geste… moi et tout ceux pour qui noël ne tient pas toujours ses promesses te serions super, super reconnaissants !
Et je pense notamment à la petite dernière de Brad Pitt et Angelina Joly, à sa pauvre petite bouille déconfite quand ses parents lui annonceront les visages bouffis de satisfaction : « Mais chérie ce n’est pas tout… en plus de l’écurie Ferrari Barbie, on t’a aussi ouvert un compte sur livret ! »
Imagines PPN ! (Je peux t’appeler PPN ?)
Tu attends Ken Hamilton et on te file un dossier dans un tiroir !

Enfin… Je pense aussi à plein d’autres personnes qui repousseraient bien Noël mais qui là ne peuvent pas forcément t’écrire parce que, bah, ils ne savent pas écrire en fait !
PPN, s’il te plait…
Si au moins on faisait ça l’été?!
Pin parasol de Noël. Plus économique en décoration. Diner léger au menu : Caille aux marrons et buche en sorbet.

Je sais que j’ai été très sage et, entre deux siestes, tu l’as probablement observé aussi. Mais je sais aussi que je n’ai, hélas, vraiment pas l’influence d’un lobby. A peine celle d’un groupe Facebook.
Alors pour te prouver qu’on est plein derrière à vouloir repousser ce jour, voici à suivre la liste des signataires de la pétition : « Noël ? On verra ça plus tard… »

- Mademoiselle
- L’association des amoureux de la procrastination
- La Sécurité sociale, branche remboursement des malades du Cholesterol
- La Guariguette, groupement de pépiniéristes, spécialistes du pin parasol
- Maurice, fraichement divorcé
- Maurice, Rmiste
- Maurice, clochard
- Juliette, fille de Maurice
- Toni Musulin
- Bernard Madoff
- Eric Woerth, ministre du budget
- Christine Lagarde, ministre de l’économie et des finances
- Dominique Strauss Kahn, directeur du FMI
- David et Mohamed, en leur qualité de représentants des deux autres religions monothéistes
- Tout les Monsieur et Madame Noel des Pages Jaunes
- Miss France 2008
- Monique la dinde
- Les rennes du Père Noel (sous couvert d’anonymat)
- Moi
- Moi
- Moi aussi
- Moi aussi !
- Je veux mon n’veu, virez moi ce jour !

Voilà, la liste est non exhaustive, le Lapin de Alice au pays des merveilles doit venir signer, mais évidemment, il est encore en retard.

J’espère que tu recevras mon mail sur www.perenoel.com

Je t’embrasse.
Et j’espère me réveiller le 25 au matin avec rien n’y personne qui ne m’aura emmerdé la veille.


Mademoiselle

19/11/09

La main invisible


Dans le concert de commentaires entourant le geste de Thierry Henry hier au Stade de France, et les sollicitations multiples des acteurs intéressés, Mademoiselle a fait des pieds et des mains pour vous dégoter cette interview :

"À la vérité, son intention, en général, n'est pas en cela de servir l'intérêt public, et il ne sait même pas jusqu'à quel point il peut être utile à la société.

En préférant le succès de l'industrie nationale à celui de l'industrie étrangère, il ne pense qu'à se donner personnellement une plus grande sûreté ;

et en dirigeant cette industrie de manière à ce que son produit ait le plus de valeur possible, il ne pense qu'à son propre gain ;

en cela, comme dans beaucoup d'autres cas, il est conduit par une main invisible à remplir une fin qui n'entre nullement dans ses intentions ;

et ce n'est pas toujours ce qu'il y a de plus mal pour la société, que cette fin n'entre pour rien dans ses intentions.

Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler.

Je n'ai jamais vu que ceux qui aspiraient, dans leurs entreprises de commerce, à travailler pour le bien général, aient fait beaucoup de bonnes choses"


Adam Smith, Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations, 1776

12/11/09

Identité nationale : le débat impossible

« Il n’y a que les gens qui portent un nom de fromage français pour se permettre de refuser le débat sur l’identité nationale »
(Mademoiselle, dans Le Canard enchainé du vendredi, le Canard parallèle des réseaux parallèles)

Débattre, mon cœur, c’est arrêter les chars, les évidences, les vérités qui disent qu’elles « en sont » alors qu’elles sont jamais motivées pour rien, à part se regarder le nombril d’un air satisfait.

Alors bah moi j’y suis allée !

Pour aller débattre donc sur l’identité nationale, je m’en remets évidemment à l’aléatoire.
Am stram gram pic et pic et colegram, où donc débattre à Paname… am stram gram : Mairie du XV !
Va y avoir du sport.

Au moins aussi ambitieuse que le débat, la salle où nous nous retrouvons fait approximativement la taille de deux dressing, ce qui ne sera pas de trop, me dis-je, pour rhabiller le concept.
Peu à peu les présents au débat entrent, s’installent, fustigeant avec véhémence les absents, comme quoi ils auraient toujours tort.
Puis arrive enfin le maitre des cérémonies : MC Eric BESON (qui s’était débarrassé pour l’occasion de son autre S, Sarkozy l’ayant emprunté pour y suspendre Villepin)
Armé de son charisme d’huître, il s’assoit derrière un bureau plutôt minable, nous faisant face, plantés sur nos chaises à le regarder d’un air bovin, je me suis dis : ça va encore finir n’importe comment cette Histoire.

- Bonjour à tous.
Merci d’être venus participer à ce grand débat national… Voilà, voilà… Eh bien écoutez, sans nous encombrer de définitions préalables des termes, je vous propose que l’on commence tout de suite à échanger autour de cette question cruciale, initiée par moi-même, en ma qualité de ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire…
Quelqu’un lui tend un verre d’eau
- Merci. Donc à cette question cruciale disais-je : Qu’est ce qu’être français aujourd’hui ?
A cette question, une main diaphane se lève… Le fantôme du Soldat inconnu.
- Etre français en France vous voulez dire ? Ou on compte aussi les expatriés ?
- Heu... nous circonscrirons le débat au territoire français.
Une autre main se lève.
- On doit dire comment on est français pour nous les français ? ou vu par les étrangers ?
- Monsieur, ayez au moins la politesse d’ôter votre béret et d’arrêter de manger votre baguette. ..Vu par les français évidemment.
Bon ! Nous pouvons commencer ?
Oui, monsieur. Déclinez votre identité s’il vous plaît
(Rires dans la salle)
- Oui, bonjour, je représente l’Union des partisans du non à l’article 74 pour la Guyane et…
- Monsieur, ce n’est pas le sujet il me semble. Et d’abord est-ce que la Guyane est vraiment française… ?
- Heu… oui…
- Ah, trop tard ! Vous avez émis un doute !
Intervenant suivant ?
Oui, la dame musulmane avec la burqa à droite
- Heu, non, je ne suis pas musulmane en fait, je suis socialiste... Mais comme on nous a interdit de nous exprimer dans ce débat, enfin, vous comprenez…
- C’est cela oui… Et quel est votre avis alors sur la question?
- Eh bien en fait, je pense qu’avant tout il faudrait organiser des primaires en interne pour désigner qui est vraiment légitime pour débattre sur cette question !
Consterné, MC BESON ignore l’intervenante et continue son tour d’étable
- Suivant ? Oui, le monsieur près de la porte là bas. Bernard… ? Bernard c’est toi ?
- Oui, bah moi je voudrais dire que quand on a un accent du Sud au gouvernement, on ne vous intègre pas du tout ! Alors l’ouverture, l’ouverture, d’accord… mais faudrait savoir de quelle ouverture on parle !
Sur ces mots un intervenant s’indigne et une voix dans la salle s’élève
- Non mais écoutez le l’autre qui crache dans la soupe !
- Qui être vous monsieur ? Présentez vous s’il vous plait
- Xavier Bertrand
- Oui, et votre nom ?
- Bertrand, c’est moi, whouhou
- Non, moi c’est Eric...
- Xavier Bertrand ! Secrétaire général de l’UMP !
- Ah… Xavier !
- Oui, bon… On ne peut pas laisser l’autre demi d’ouverture là, cracher comme ça dans la soupe !
- Ah ! Vous voyez ce que je vous dis ! Pourquoi il dit « cracher dans la soupe » ? Pourquoi il dit pas « cracher dans la bisque », ce raciste ??!
- Bon, ça suffit messieurs, calmez vous s’il vous plait. Ce serait bien que ce débat soit un peu constructif…
Une autre voix rebondit alors sur ces propos
- Constructif oui, ce serait bien. Construisons des frontières plus hautes, avec des barbelés !
MC BESON le considère un instant…
- Monsieur ? Pensiez vous vraiment que venir déguisé en pirate allait rendre vos propos crédibles… ?
Messieurs dames, un peu de sérieux tout de même !
Agacé par la tournure que prennent les choses il cherche une autre main levée.
- Oui, la bête dégoulinante là-bas
- Bonjour, moi je voudrais juste retrouver mon vaisseau, vous ne l’auriez pas vu par hasard? Un vaisseau plutôt sombre, du type extraterrestre, avec pas mal de personnes en lambeaux dedans ? Ma femme m’y attend pour accoucher…
- Heu… Là tout de suite je ne vois pas… Ecoutez, ce que je vous conseille… monsieur ?... c’est de vous adresser directement à l’Office de tourisme de Paris. Eux, ils sauront vous renseigner.
Une autre main se lève alors
- Ah ! Oui, monsieur Joffrin de Libération ?
- Oui, moi je voudrais dire que tout les jours avec ce genre de débat on s’essuie les pieds sur Marianne !
Un voisin s’insurge alors
- Je savais que vous détestiez notre hebdo !
- Mais, mais ça n’a pas de rapport monsieur, c’est absurde ce que vous dites… !
Un homme s’érige alors dans l’assemblée et s’écrie :
- Ah, vous voyez ! C’est bien ce que je disais… Un journaliste, ça va, c’est quand il y’en a beaucoup qu’il y a des problèmes!
Un brouhaha général s’empare alors de la salle, laissant MC BESON complètement dépassé, quand, enfin, une main hésitante se lève
- Heu, excusez-moi… Est-ce que quelqu’un ici pourrait me dire… comme on est un peu dans le débat de l’identité nationale hein… comment on fait pour sortir de France avec quelques millions sans se faire remarquer… ?
- Heu… Vous êtes un chef d’état monsieur?
- Non
- Un réalisateur de géni ?
- Non
- Un joueur de football célèbre?!
- Non plus
- Un chanteur célèbre alors ?
- Heu, non, non plus…
- Bon, bah laissez tomber mon vieux, c’est foutu.
Mais… dites voir monsieur… vous ne seriez pas le voleur là… celui du fourgon blindé de Lyon à tout hasard… ??
- Heu… non… pas du tout… Bon, continuez sans moi les gars, je vais passer un coup de fil dehors…

Et alors que l’homme s'esquive discrêtement du débat, quittant la salle sur la pointe des pieds, le brouhaha général reprend de plus belle.
Quand soudain, épuisé comme prof d’histoire-géo en ZEP, flanqué d’un mal de crâne type marteau piqueur du dimanche matin, MC BESON se lève
- Bon, écoutez ! J’ai l’impression que ce débat n’a ni queue ni tête... De toute façon, en France, c’est toujours pareil. Dès qu’on veut débattre sur des sujets un petit peu sérieux, ça finit toujours par ressembler à un banquet de gaulois ! Donc voilà, vous l’aurez voulu, je vous laisse ! Je me taille ! Je me barre ! Je me casse ! Je « m’arrache » comme ils disent dans le 9-3!
Ou dans les parcs à huîtres me dis-je...

Et MC BESON de conclure, avant de tourner les talons devant l'assistance restée pantoise :

- La prochaine fois j’organiserai un débat sur l’identité européenne.
Y’aura nettement moins de monde.

07/11/09

The big down

Luttant, légère
Mutant, mégère
Mes marcs de café de jeune fille d'avant guerre
Présente déjà naguère

Va et vient
Va et vient
Va et vient

On est toujours plein au abords du vide
On est à deux pas d'être bien tombés
Enfilant un jean au matin je disais
Si toujours le don s'avérait cupide

Mémoire tracassée d'une jeune fille d'avant garde
Enterrement silencieux de la mortalité?
Infiniement petit
ADN en cocarde
Infiniment petite
De connaissance fardée

Jeune fille éperdue dans l'entre deux guerres
Naviguant entre mer agitée à calme
Pas prête pour autant à déposer les âmes

L'infiniment grand est mon ministère
Politique d'autruche n'est bonne qu'en désert